La course à la direction du Parlement panafricain a
pris un tournant décisif, avec l’Algérien Hon. Boutbig Fateh qui s’impose comme
favori pour la présidence à la suite d’une victoire écrasante lors du vote de
nomination du Caucus du Nord.
Conformément à la Règle 84(1)(a)(i), qui impose aux
caucus régionaux de désigner leurs candidats en amont des élections du Bureau,
les blocs régionaux africains ont tenu d’intenses réunions en coulisses afin de
façonner la prochaine direction du Parlement. Le Caucus du Nord,
traditionnellement chargé de produire le Président selon le principe de
rotation, a rendu un verdict sans équivoque.
Boutbig Fateh
domine le vote du Caucus du Nord
Hon. Boutbig Fateh a obtenu une victoire nette avec 19
voix, battant le Marocain Hon. Lahcen Haddad et le Libyen Hon. Yousef M. Alfak,
qui ont chacun recueilli seulement quatre voix. Ce résultat positionne de facto
le parlementaire algérien comme le probable prochain Président de l’organe
législatif continental lors des élections prévues le 30 avril.
Ce résultat traduit une forte consolidation régionale
autour de la candidature algérienne et reflète des alignements géopolitiques
plus larges au sein du bloc nord, où le consensus détermine souvent l’issue
finale au niveau de la plénière.
Tous les regards
tournés vers les postes de Vice-Présidents
L’attention se tourne désormais vers l’élection des
quatre Vice-Présidents représentant les autres régions du continent, un
processus qui s’annonce très disputé.
Parmi les principaux candidats figurent :
• Hon. Alhagie Mbow et Hon. Azanetor Agyemang Rawlings (Afrique de l’Ouest)
• Hon. Mahamat Djidda (Afrique centrale)
• Hon. Dr Ashebir Gayo (Afrique de l’Est)
• Sénateur Tony Sibandze et Hon. Dr Arlete Borges (Afrique australe)
Ces scrutins détermineront la composition complète du
Bureau, l’organe exécutif chargé d’orienter les travaux parlementaires,
d’assurer le contrôle et de définir la direction institutionnelle.
Prestation de
serment de nouveaux membres dans un contexte à forts enjeux
La course à la direction intervient dans la foulée d’un
élargissement significatif de la composition du Parlement. Plusieurs
parlementaires issus de tout le continent ont prêté serment lors de l’ouverture
de la session extraordinaire le 28 avril, au siège du Parlement à Midrand, en
Afrique du Sud.
La cérémonie a été présidée par S.E. Mahamoud Ali
Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine, représentant S.E.
Évariste Ndayishimiye, Président en exercice de l’Union africaine.
De nouveaux membres provenant notamment d’Algérie, du
Cameroun, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, d’Égypte, du Gabon, du Malawi, de
Maurice, du Maroc, de la Namibie, des Seychelles, d’Afrique du Sud, de Tanzanie
et du Soudan du Sud ont officiellement rejoint le Parlement à la suite
d’élections nationales et de rotations au sein des délégations.
Chaque État membre continue de désigner cinq
représentants, conformément aux règles du PAP exigeant un équilibre entre les
genres et une diversité politique—un mécanisme institutionnel visant à garantir
une représentation continentale inclusive.
Pourquoi cette
élection est déterminante
Cette élection du Bureau n’est pas seulement une
formalité procédurale : elle est stratégique. La direction qui en émergera
déterminera l’orientation du Parlement à un moment où les questions relatives à
l’autorité institutionnelle, à la visibilité et à l’engagement citoyen restent
au cœur de son mandat.
Avec Boutbig Fateh désormais solidement en tête, le
vote du 30 avril est de plus en plus perçu comme une formalité—sauf
retournement politique de dernière minute au sein de la plénière.
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